Pâtes chinoises

Les saveurs d’Asie m’inspirent, surtout quand il s’agit de cuisiner du tofu. Quoi de plus naturel puisque ce fromage de soja est originaire de Chine où il est coutume de le consommer dans de nombreux plats assaisonés. De goût plutôt neutre, son intérêt gustatif est alors révélé, cuisiné à la poêle avec des épices ou des petits légumes ou en sauce. Sa texture intéressante rappelle la fermeté de la mozzarella ferme.

Côté apport nutritionnel, il a l’avantage d’être peu calorique et une bonne source de protéines végétales. Dénué de cholestérol, il fournit les 8 acides aminés essentiels à la construction de nos muscles, du fer pour notre tonus, du calcium et de la vitamine B.

C’est également un très bon allié féminin puisqu’il apporte des phyto-oestrogènes, hormones qui aide à lutter contre les symptomes de la ménopause et protège du cancer du sein. Quant à ces Messieurs, consommer du tofu protégerait du cancer de la prostate !

Alors quoi de meilleur qu’un tête à tête au tofu ?

Ma liste de courses
250 g Spaguettis au kamut (ou celles que vous aurez choisi)
250 g de Tofu ferme 
200 g de champignons de paris
3 oignons nouveaux avec leurs tiges
20 cl de crème de soja
1 càc de graines de coriandre moulues
1 cm de gingembre frais
1 pincée de piment de Cayenne
5 cl de vin blanc
sel et poivre
huile d’olive
sauce soja
gomasio ou sésamé grillé

 Faites cuire vos pâtes dans un grad volume d’eau. Pendant ce temps, faites revenir les oignons nouveaux émincés et le gingembre dans un poêle huilée et ajoutez les champignons puis le tofu en cubes. Laissez cuire pendant cinq minutes en remuant de temps à autre.

Lorsque votre préparation commence à accrocher, déglacez au vin blanc, mélangez et laissez réduire 3 minutes.

Ajoutez la crème de soja et les épices, remuez. Dressez dans vos assiettes, assaisonnez de sauce soja et saupaudrez de gomasio.

Variez les épices selon votre goût !

50 NUANCES DE GREEN (ou presque)

Qu’est-ce qu’être végétarien ?

Parce que le sujet est souvent équivoque, il semblait indispensable que je m’y attarde.

A l’annonce de ce terme presque tabou, avouer pudiquement son appartenance à cette « tribu des mangeurs d’herbes » aurait tendance à nous enfermer dans la case des dépréssifs sous régime restrictif à vie.

être végétarien c’est voir la vie en couleurs et en saveurs

Pourtant être végétarien c’est voir au contraire la vie en couleurs et en saveurs, d’autant qu’il existe mille façons de vivre ce choix; Il s’installe le plus souvent progressivement et sans ressentir de privations selon les motivations de chacun : humanistes, sprirituelles, liées à sa santé, environnementales, etc.

Aussi, et parce que le terme n’est absolument pas limitatif, il existe plusieurs façons d’approcher l’univers du végétarisme. Une diversité qui permet de vivre une démarche à son rythme. De ce fait, il n’y a pas de meilleures alimentation à une autre, tout est question de conviction et de cheminement personnel.

N’oubliez pas, l’important est de trouver son équilibre pour une bonne santé et surtout de penser à être heureux !

Pour s’y retrouver, voici donc un lexique des principaux styles alimentaires veggie :

Tout part du VEGETARIEN

Il exclu le poisson et tous types de viandes et se tourne vers une alimentation riche en céréales, légumineuses, végétaux, graines et noix, fruits, mais aussi oeufs, lait et ses dérivés : beurre, yaourts et fromages.

La majorité des végétariens ont pour conviction qu’il n’est pas nécéssaire de nos jours de se nourrir d’animaux pour être en bonne santé, qui plus est dans une société d’abondance telle que la nôtre. Que ces derniers sont des êtres sensibles et qu’ils peuvent éprouver des sentiments au même titre que les humains.

Une prise de conscience qui se généralise suite aux nombreux scandales sanitaires de la vache folle et des grippes porcines et aviaires pour ne citer que ces cas. En effet, L’élevage artisanal et modéré de nos grands-parents a laissé place à un élevage intensif industriel amenant à des conditions dégrandantes de maltraitances, le tout visant à satisfaire les caprices du consommateur (de tout à chaque instant).

 LE PESCO-VEGETARIEN

Un dérivé du végétarien qui lui s’autorise de manger du poisson, mollusques et crustacés malgré tout. La seule condition serait de ne consommer que des espèces qui ne sont pas menacées de surpêche.

Le poisson est considéré comme étant plus digeste et plus sain que les autres chairs.

LE VEGETALIEN

Le végétalien exclut tous les aliments d’origine alimale, y compris oeufs, lait et dérivés, miel…

La démarche part également de la prise de conscience de la condition animale dans les élevages industriels, au delà de la mise à mort.

 LE VEGAN

Le vegan étend l’idéologie du végétalien jusque dans la manière de se vêtir ou de consommer certains produits ayant un impact sur la condition animale. Par exemple il ne porte pas de chaussures en cuir ou de vêtements en laine et rejette tout produit testé sur les animaux.

 LE CRUDIVORE

Comme son nom l’indique, il ne se nourrit que d’aliments crus ou cuisinés à très basse température (en dessous de 50°) afin que conserver un max de vitamines et de minéraux présents dans les aliments. Il se nourrit donc principalement de fruits et de légumes mais aussi de noix de baies et de graines germées.

Il faut noter que le crudiste n’est pas forcément végétarien et peut parfois consommer de la viande ou du poisson, en tartarte ou en carpaccio. Qui l’eu cru ?

  LE FRUGIVORE

Le frugivore prétend revenir àl’alimentation ancestrale de l’homme qui serait dénaturée et déformée par notre évolution socio-économique. Il part donc du principe qu’à l’origine l’homme ne se nourrissait que de fruits et de baies et que notre organisme serait conçu exclusivement pour ce type d’alimentation.

 LE FLEXITARIEN

Le fléxitarien est un végétarien qui s’autorise de temps en temps des exceptions dans des occasions sociales ou lorsqu’il n’a pas de solution végétarienne (lors de déplacements professionnels par exemple). Autrement dit, il est fléxible tout en réduisant considérablement la consommation de viande et de poisson au quotidien pour se rapprocher au plus près du végétarien.

Derrière tout fléxitarien se cache également une volonté de mieux manger. Qu’elle soit motivée par le porte-monnaie, pour sa santé ou pour la condition animale, ce mode de consommation permet une transition en douceur vers une alimentation plus saine sans contraintes sociales ou pratiques parfois dificiles à assumer ou à mettre en oeuvre.

et vous, quelle sera votre nuance ?