Le Bio est-il une simple mode ?

Aujourd’hui le bio est partout, alors qu’il n’était à l’époque qu’un marché de niche destinés aux bobos habitués des petits commerces spécialisés, il envahit maintenant des rayons entiers de grandes surfaces proposant une gamme de produits de plus en plus large à des prix deux voire trois fois plus élevés que du conventionnel.

Nous consommons tous au moins quelques produits sans être persuadés d’une meilleure qualité. Malgré un label bien affiché, nous pouvons nous demander si l’appellation n’est pas galvaudée par ce trop plein d’engouement.

Au risque d’en décevoir certains, le cahier des charges bio n’interdit pas totalement l’utilisation de pesticides mais en la limite fortement avec des contrôles stricts et fréquents par les organismes habilités (types Ecocert pour le label AB ou autres).

Consommer bio ne garantit pas donc une alimentation exempte de pesticides mais elle nous épargne fortement et c’est un moindre mal au vu de la concentration dans certains produits consommés au quotidien notamment depuis quelques années.

En effet, la question du bio ne se posait pas du temps de nos aïeux car ce mode appelé bio aujourd’hui n’était que du conventionnel de l’époque. L’évolution de l’agriculture de masse amena les industriels à inventer des procédés toujours plus intensifs pour contrôler la nature et produire toujours plus.

« il n’y a jamais eu autant de cancers qu’à ce jour »

Selon l’OMS, les conséquences d’une consommation régulière de pesticides sont dangereuses et nombreuses, mais quelle est la dose tolérée par chaque individu et pouvons-nous réellement la contrôler ?

Aussi nous connaissons les effets d’une exposition répétée des agriculteurs aux traitements tout comme nous savons qu’il n’y a jamais eu autant de cancers de toutes sortes qu’à ce jour…

Si comme moi, vous n’avez pas la chance d’avoir votre potager à la maison, faites votre marché ou privilégiez  les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) pour accéder à des paniers de fruits et légumes de votre région. Renseignez-vous, elles sont nombreuses.

« Manger bio est meilleur pour notre santé et pour l’environnement »

Certes manger bio serait meilleur pour notre santé mais également pour l’environnement, à condition toutefois de choisir ses produits en circuits courts ! D’une part vous ferez vivre un producteur de la région face un produit issu de l’agriculture certes bio mais UE et non UE, c’est à dire provenant d’Espagne voire même de Chine. Pas très écolo pour limiter la réduction du CO2 ni vraiment éthique quand on pense aux écarts de réglementations surtout hors UE, ou encore si l’on souhaite participer à l’économie de notre pays ou même mieux, de notre région !

Faites le tri dans les grandes surfaces, et regardez de plus près la provenance sur les étiquettes vous serez surpris.

Vous serez également étonnés de voir que le bio des grandes surfaces n’est pas forcément meilleur marché que dans les magasins spécialisés. Comparez les prix aux kilos des produits, et consommez des produits en vrac.

Les magasins spécialisés de type Biocoop ont une démarche respectueuse, où producteur et consommateur se retrouvent gagnant/gagnant pour une consommation éthique et durable. Je vous l’accorde, ça sonne spot publicitaire mais cela n’enlève rien à la réalité. Un produit de qualité ça se paye pour qu’un producteur se rémunère. Et quand on connait les pratiques de certaines grandes surfaces, on comprend mieux le malaise !

 

Je remarque aussi une prise de conscience grandissante des consommateurs qui aspirent de plus en plus à revenir à l’essentiel. Que ce soit dans leurs rapports humains ou dans leur façon de consommer, la clef de l’avenir serait le respect. Respect de soit en sélectionnant des produits de qualité, d’autrui pour des relations saines, de notre planète pour un intérêt commun.

« la clef de l’avenir est le respect »

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Et si le bio ce n’était pas qu’une simple mode mais un tournant annonçant la fin d’un cycle qui ne peut plus fonctionner ?

Et si le bio redevenait une norme plutôt qu’un choix de vie d’une minorité, pourrions-nous peut-être rendre à nouveau ce mode de culture conventionnel ?

Le consommateur contrôle l’offre par sa demande et donc notre monde, nous sommes donc tous acteurs et responsables de notre avenir et celui de nos enfants.

« Le consommateur contrôle le monde »

 

 

 

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